« Le Cheval… » par Jean-Georges Tartar(e)

 

 Discours de Chevalier de l’Ordre du Cheval  de et par JG Tartar(e)

16 Mars 2013 au cirque Jules Verne d’Amiens.

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pour écouter: Tartar(e) le cheval

Le cheval est l’animal le plus grand d’Europe

Pégase survolant les siècles qui galopent

Il fascine depuis toujours l’humanité

Sa grandeur est de marier puissance et beauté.

Il était une fois, il y a bien longtemps,

Au plus profond des temps dans une antique contrée

Un cheval sauvage qui croisa un homme loin d’être civilisé.

Ils étaient connus l’un gamin, l’autre poulain,

Tous les deux orphelins

Ils s’adoptèrent et sans selle ni harnais, en toute liberté,

Sur le poulain le gamin devint le premier cavalier

Nos amis, applaudis plus que l’homme qui marcha sur la lune

Sauvèrent l’humanité de sa préhistorique infortune.

L’homme était pour le cheval et vice versa

Ils s’aimèrent 100 siècles, 99 pour être exact:

L’automobile allait brutalement les séparer

Et les forcer à divorcer au nom du progrès.

Après avoir labouré des milliards d’hectares,

Et mené mille armées à la victoire

Ayant offert sa noble silhouette aux sacres,

Le cheval fut gratifié d’un effroyable massacre

L’homme en remboursement de sa dette

Offrit de l’accueillir en steak dans son assiette!

Pourtant les écuyers dénoncent cette trahison:

Descandant des chevaliers, ils sauvent leur passion.

Vénérés dans les palais, applaudis dans les foires

Ces écuyers créèrent le cirque grâce au cheval et pour sa gloire.

Le cheval que l’archange saint Michel terrassa le dragon

Accompagné par les aigles à deux têtes, il figure sur les armoiries du tsar de Russie dont Jean-Batiste Théodore Rancy fut le premier écuyer, un exploit au pays des intrépides cavaliers cosaques.

Applaudi par les rois, les empereurs et les pachas, Jean Batiste, fils de modestes saltimbanques parisiens eut une carrière fulgurante et, ce qui est moins banal, une retraite éclatante.

A 52 ans, alors qu’il est retiré, le démon de l’ennui le ronge, Qu’importe, il monte une nouvelle troupe et , mieux, se met à construire et construire encore…

>Il devient en vingt ans le Vanban du cirque en pierre.

Il en construit à Genève, Lyon, Le Havre, Boulogne-sur-mer, Lille, Rouen, en tout une dizaine de cirque dont celui d’Amiens qu’il inaugure en 1889 par une belle journée de juin en compagnie de son ami Jules- Jules Verne- conseiller municipal chargé des beaux Arts.

JG Tartar(e)

 

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