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Né à Beaujeu dans le Rhône, le 24 janvier 1967. En 1985, après avoir passé un Bac scientifique et technique, il intègre la première promotion au Centre National des Arts du Cirque (CNAC). Sa spécialité : l’acrobatie à cheval formé par Francesco Caroli. Avec son partenaire Bernard Quental et accompagnés de leurs chevaux Jazz et Domino, ils intègrent en duo en 1990 la troupe Zingaro. « Cabaret Équestre » de Bartabas. En 21 ans, Manu participe à 7 créations du Théâtre Équestre Zingaro jouées en Europe et dans le monde, Opéra équestre , Chimère, Eclipse, Tryptique, Loungta, Battuta, Darshan.

 

Après ces vingt-cinq années d’une vie d’artiste riche en expérience et forte en émotion, faire évoluer son avenir professionnel vers la recherche, la création, la transmission du savoir, s’impose progressivement.

 

Sous l’impulsion de Claude Krespin, il créé et développe le projet d’ARDEVAC (Association pour la Recherche, le Développement, l’Enseignement de la Voltige et l’Acrobatie à Cheval). Soutenu par le Conseil Général de Charente Maritime, l’association s’installe au Haras du Passage, à Loix, où il peut développer le projet de lieu de Formation et de Création Artistique équestre.

 

Il y développe sa pédagogie, inspirée de ces expériences professionnelles, de son parcours et de ses rencontres imprégnées par cette idée forte : le professeur est capable de faire réaliser les rêves et les désirs à un élève, mais plus encore, de faire naître chez lui ce qu‘il n’imaginait jamais.

 

Il y créé alors en 2011, la compagnie de spectacle équestre Of K’Horse avec laquelle il met en scène 8 spectacles entre 2013 et 2019 : Ouais (2013), Tactus (2014), Tact et tempo (2015), Le voyage de Don Quichotte (2016), Allure et mesure (2016-2017), Trilogie en confidence (2017), Confidence (2017-2018) et Éloge de la Mule (2019) pour un total de 12 000 spectateurs. Certains d’entre eux ne pourront voir le jour que par le soutien inconditionnel de Marc Minkowski.

 "Mon Royaume pour une mule " puis "Confidence intime d'un acrobate à cheval" sont  ces derniers spectacles créés par Manu Bigarnet seront joués plus d'une dixaine de fois sur l'ile de Ré. 

 

 

Extrait de "BARTABAS roman", de Jérôme Garcin (2004)
« Manuel Bigarnet, alias Manu, quatorze années à Aubervilliers, un corps menu d’adolescent musclé, une souplesse de diablotin, l’un des derniers voltigeurs à effectuer le saut périlleux avant, est plus réaliste que Messaoud, ou moins idéaliste.
Il sait que, sous ses airs enchanteurs, la vie de troupe cache, dans la journée, beaucoup de solitudes. On vit ensemble, mais on se parle très peu. Le vrai son de Zingaro, c’est le silence. Il peut être terriblement oppressant. »
Certains, tel son partenaire Bernard Quental, ne l’ont pas supporté. Et sont partis trouver ailleurs un monde sans austérité ni expiations. Manu a résisté. Bourguignon avec du sang hongrois qui coule dans les veines, formé à l’école du cirque de Châlons-sur-Marne, élève de Francesco Caroli, le clown blanc de la piste aux étoiles auquel il voue une éternelle et filiale reconnaissance, il dit en effet que Zingaro est le seul endroit où un acrobate tel que lui puisse connaître le privilège d’être à la fois au sommet de sa technique et au coeur du merveilleux, gymnaste et poète, sportif et méditatif. Mais lorsque, dans le salon de son mobil home, je lui répète l’éloge vibrant que Bartabas m’a fait de lui, Manu, une sensibilité à fleur de peau, me regarde, tout ému : « Ça me touche parce que, voyez-vous, il ne m’a jamais rien dit de tel. » Et le silence retombe sur le campement, à peine troublé, à midi, par les hennissements des chevaux qui exigent, en tapant du pied, leur déjeuner.
Demain matin, quand je retournerai à Aubervilliers, j’apporterai à Bartabas ce texte clairvoyant de Jean Vilar, rédigé en septembre 1963, pour qu’il le donne à ceux de sa troupe qui espèrent chaque jour qu’il apprendra à donner des signes de gratitude, d’admiration et même d’émotion : « dans tout artiste qui a réussi, le danger le plus sournois est peut-être l’assurance de soi. Certes, l’inquiétude, la peur, l’autocritique à l’état chronique sont destructives. Mais sont aussi négatifs, le confort, l’assurance en son propre style. C’est à ce point où j’affirme que seuls peuvent sauver de ce désastre feutré, de cette fausse gloire, de cette mort vivante, le travail collégial, la vie en équipe, l’acceptation totale et le dévouement à une oeuvre collective et aussi à une véritable mission qui, en France du moins, porte le nom de "populaire". Les grandes époques ont aussi été les époques des grandes troupes permanentes. »
Extrait de "BARTABAS roman", de Jérôme Garcin (2004)

​​​​ARDEVAC - Le Chapiteau de Loix 

Chapiteau et écuries - Haras du passage

34 Rue de la Genève - 17111 Loix

Association Loi 1901

Siège social : 5 impasse du Couvent 17111 LOIX

SIRET 750 478 240 00021  - APE 9001Z

NDA  formation : 75170229417 - certifié Qualiopi - 

Vue aérienne Ardevac loix
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